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Parkour.NET is for sale !

 
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post Feb 4 2008, 03:25 PM
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takeshi
Source: Leap of faith

Auteur: Sam Ser

Traduction: takeshi



C’est dément, absolument dément. Denis est perché de façon précaire sur un surplomb situé à au moins deux étages du sol, et il envisage sérieusement de sauter. « Je ne suis pas suicidaire » insiste-t-il. Puis il se jette du toit.

La première chose sur la trajectoire de Denis est une rambarde métallique d’à peine 10 centimètres de large, un étage plus bas. Il atterrit dessus avec un parfait équilibre – puis, comme si ce n’était pas suffisamment risqué, immédiatement, et dans un même mouvement, saute à nouveau sur la dalle de béton escarpée un étage plus bas.

Une fois en bas, évidemment, le corps de Denis ne ressemble en rien au résultat d’un suicide.

« Au contraire », dit-il avec un sourire, se relevant, indemne, après avoir atterri avec une roulade qui atténue la force de l’impact, « je suis de loin plus prudent que la personne moyenne. »

L’apparente « prudence » de Denis est un extraordinaire exemple du parkour, un sport extrême / art qui gagne les villes autour du monde. Un rapide coup d’œil sur les vidéos du site Youtube révèle des hordes de dévots qui sautent du haut d’immeubles en France, en Angleterre, aux Etats-Unis, même à Latvia – et, comme le prouve le saut de Denis depuis la Bialik School de Netanya, ici aussi.

Pour chercher la petite bête, les aficionados font une différence entre le parkour (dérivé du parcours du combattant) comme discipline purement pratique, et le free running, avec son côté plus tape-à-l’oeil et ses mouvements artistiques. Mais dans les deux cas, l’idée de base est de se déplacer d’un point à un autre aussi efficacement et rapidement que possible, n’utilisant que les capacités naturelles du corps humain. Surmonter les obstacles sur son chemin demande aux pratiquants d’employer des techniques prises ou dérivées de la gymnastique, des acrobaties et des arts martiaux. La combinaison demande une bonne condition, du savoir faire et – imitateurs, méfiez-vous ! – beaucoup de pratique et de prévoyance.

Dans un cadre urbain, le résultat est visiblement frappant : de jeunes gens agiles sautant par-dessus des murs, se contorsionnant entre des barres, sautant par-dessus des bancs et même d’immeuble en immeuble à la Matrix. Mais contrairement aux films, il n’y a pas d’effets spéciaux dans le parkour. Il n’y a que les compétences et les bravades de jeunes en bas de jogging et chaussures de sport.

Denis a découvert le Parkour lorsqu’il a vu Yamakasi, un film d’action français avec un groupe de gymnastes urbains connus s’appelant eux-mêmes traceurs.

« Des amis m’ont parlé de ce film où des gars courent et sautent d’un immeuble à un autre, en faisant pleins de trucs déments. J’aime les films d’action – j’ai des tonnes de films de Jackie Chan à la maison – alors après avoir vu ce film, j’ai commencé à me renseigner sur le parkour sur internet. J’ai découvert des sites de parkour. J’ai alors compris que les gars de Yamakasi ne faisaient pas que des cascades, ils faisaient connaître un sport. J’étais intrigué. J’ai commencé à m’y mettre, et j’ai fait participer mes amis. On regardait le film et on sortait dehors essayer les trucs qu’on avait vus. »

Il pratique le parkour depuis lors, voilà environ cinq ans. C’est par le biais du parkour que Denis a rencontré Yan, un pratiquant du Tae Kwan Do depuis huit ans (« j’ai été champion national en 2005 », dit-il fièrement) qui déclare qu’il y a plus dans le parkour qu’une simple forme de gymnastique urbaine.

« L’élément acrobatique est un élément physique, la capacité de physiquement surpasser des obstacles. Mais il y a un aspect art martial qui est un élément interne, l’élément philosophique », nous dit Yan.

Lorsque Denis et Yan s’entraînent ensemble, disent-ils, ils se retrouvent souvent sur un toit quelque part, s’ouvrant l’un à l’autre et discutant des leçons de vie que leurs cascades leur ont enseignées.

« C’est ce qu’il y a de mieux », affirme Yan. « C’est un véritable voyage spirituel en soi-même ».

Denis, 21ans, et Yan, 20 ans, ont rejoint Israël depuis l’Union Soviétique lorsqu’ils étaient de jeunes enfants et ont grandi dans la partie basse de Netanya. Le parkour, insistent-t-ils, leur a offert quelque chose de bien plus significatif qu’un simple frémissement au travers d’un saut dangereux.

« Les gens me disent souvent : « Quoi, tu as 21 ans ? Quand vas-tu enfin arrêter de sauter des immeubles ?! » Cela dit pour moi le parkour est un outil pour traverser la vie. Il s’agit de surmonter ses peurs. Et c’est quelque chose que l’on ne rencontre pas seulement dans les sports extrêmes mais dans la vie de tous les jours. Grâce au parkour, on apprend à faire des choix décisifs. »

Avant d’avoir été conquis par de telles prouesses de casse-cou, Denis était un adolescent extrêmement timide et réservé. « C’était si horrible, se souvient-il, que si j’étais dans un magasin et qu’on se trompait sur la monnaie rendue, je n’osais pas dire quoi que ce soit. Je n’avais aucune considération pour moi-même. »

La plus petite interaction que les gens considèrent comme normale, le jeune immigrant l’aurait évitée. Maintenant il étudie les acrobaties au Wingate Institute, la référence sportive du pays, et gagne ses galons dans le monde de la cascade – regardez-le dans le film qu’Adam Sandler vient tout juste de tourner ici, « Don’t Mess With the Zarhan » - et il est une sorte de héro local dans le voisinage, où les gens le reconnaisse en tant qu’ « un de ces tarés du parkour.»

Quand ils ont débuté leur entraînement, les voisins essayaient de les faire fuir parce qu’ils pensaient qu’ils étaient dangereux. Mais maintenant les voisins savent que les traceurs ne cherchent pas à causer d’ennui, et la police ne leur pose pas de problème non plus.

« Après que les gens nous aient vu en démonstration à la télé, ils ont commencé à nous traiter avec respect. Les touristes français ici à Netanya nous voient nous entraîner et ils crient : « Yamakasi ! Trop cool ! »

Exécuter les mouvements du parkour nécessite de la pratique et un entraînement régulier. Mais il est impossible de qualifier le parkour de sport puisqu’il n’a pas de règle stricte, pas de point, pas d’équipe – pas de but, vraiment, autre que la concrétisation du potentiel d’un individu à naviguer à travers un terrain donné. Il n’y a pas de hiérarchie dans le parkour, hormis la reconnaissance des prouesses d’un pratiquant. Il n’y a d’ailleurs pas non plus de compétition, autre que le désir d’égaler les aptitudes d’autres traceurs.

Le parkour altère également d’autres perceptions conventionnelles par d’autres moyens. Bien qu’il défie la notion d’être limité par des structures urbaines, il ne cherche pas à les détruire ni même les remplacer. Dans un sens, il célèbre la jungle urbaine car le respect de l’environnement est un élément fondamental du mouvement. Les pratiquants du parkour refusent d’interagir avec la ville comme le ferait n’importe qui d’autre, mais il ne s’agit en aucun cas d’une contre culture.

Cela doit être mis au crédit des fondateurs qui ont empli leur art d’un esprit dérivé de la philosophie du physique, au raffinement mental et moral. A l’origine du parkour la rivalité n’a aucun sens – ni avec son environnement, ni avec ses pairs. Avec des déclarations telles que : « Notre but est de diffuser notre art au monde entier et faire comprendre aux gens ce que signifie bouger. », David Belle, principal fondateur du parkour, donne une définition résolument ésotérique.

Ceci, nous indique Dvir Rozen, 26ans et leader de l’ Israel Parkour Team (IPT), dont font parti Denis et Yan, est ce que de nombreux jeunes citadins pourraient utiliser.

« Il y a tant d’influences néfastes et de tensions par ici – alcool, drogue, etc.- aussi il est bon de voir des gamins s’éloigner de la négativité et s’approcher de quelque chose de positif, de quelque chose avec un but. »

L’IPT, qui regroupe environ une demi douzaine de jeunes hommes de Netanya ainsi qu’une autre demi douzaine venant de villes côtières comme Tel Aviv, Ashdod et Rishon Lezion, réalisent des cascades chorégraphiées pour les foules plusieurs fois par an. Ils ont récemment participé à un court métrage pour Red Bull dans lequel ils ont utilisé le parkour pour se déplacer, sauter et faire des roulades durant leur traversée de Tel Aviv, depuis la Yarkon River au nord jusqu’au Jaffa Port au sud.

L’équipe espère que les gens attirés vers le parkour par leurs démonstrations apprendront à apprécier l’art au-delà de son aspect ostentatoire.

« On apprend à reconnaître ses limites… puis on apprend comment les dépasser. » déclare Yan. « Lorsque l’on a surpassé la difficulté physique de sauter à une certaine distance, la seule chose qui nous empêche d’avancer c’est la peur de tomber. Et lorsque l’on surpasse cette peur, on peut tout faire. »

Combien de traceurs israéliens existe-t-il ? Dur à dire. Rozen remarque que les étudiants du parkour d’aussi loin que Kiryat Shmona et Eilat utilisent le site web de l’équipe (www.parkour.co.il) comme d’un forum pour échanger leurs idées. Yan estime qu’il y a environ un an il y avait plus de mille jeunes qui revendiquaient être dans le parkour, mais aujourd’hui seuls quelques centaines pratiquent réellement.

« Ca a été à la mode pendant un temps. Les gens sont toujours très excités au début parce que ça a l’air cool », explique Denis. « Mais c’est plus dur qu’il n’y parait. Et ceux qui le prennent à la légère, ceux qui ne sont pas sérieux, finissent par se blesser. Alors ils abandonnent assez vite. Ceux qui perdurent sont ceux qui réfléchissent vraiment. »

Dans le parkour, qui réside dans le mouvement efficace au travers d’un environnement, la blessure est une malédiction. Celui qui veut adhérer aux principes du parkour doit alors s’assurer d’éviter de se blesser.

« Après des années passées à sauter, je n’ai plus peur. Mais ça ne signifie pas que je saute de n’importe où sans réfléchir » nous dit Denis. « Je dois penser à la bonne façon d’atterrir car si je ne le fais pas j’endommagerai mon corps. »

A la Bialik School, où Denis et Yan se sont entraînés à leurs déplacements, quelques uns de leurs partenaires de l’IPT les ont rejoins et ont commencé à sauter depuis un escalier jusqu’à un pilier en béton quelques mètres plus loin. Des étudiants les ont regardés, aussi étonnés (et un peu effrayés) qu’ils pouvaient l’être. Puis deux adultes ont pris part à la scène et révélé la façon dont le parkour peut encore diviser ses observateurs.

« Hey » dit un trentenaire aux larges épaules, « vous êtes les jeunes de la télé, ceux qui font tous ces sauts de partout ! C’est cool ! »

Puis une femme, plus âgée d’une génération au moins, a descendu les escaliers pour rentrer chez elle. Elle jette un coup d’œil aux jeunes hommes portant leur T-shirts IPT mesurant leurs pas tandis qu’ils se lançaient vers le pilier. « Quoi ? » gronda-t-elle « Vous les gosses continuez à faire ces choses absurdes ? »

Les gars sourient d’un sourire convenu et continuent de se lancer jusqu’à leur cible. Elle ne comprendrait pas de toute façon, pas vrai ?

Le paradoxe du parkour

« Le parkour semble être motivé par l’utilisation et l’adaptation à l’environnement urbain de manière à échapper à la ville tout en en faisant partie. », nous déclare Michael Borer, un sociologue à la Furman University de la Caroline du Sud.

« Quand vous voyez ces jeunes courir à travers des immeubles, ainsi que s’en éloigner – ce n’est pas contradictoire, c’est paradoxal. La vie urbaine est extrêmement structurée, mais elle peut également être vraiment chaotique. Le parkour incarne ce paradoxe. »

Poursuivant sur le sujet des paradoxes Borer ajoute : « D’un côté, c’est une activité pour un endroit prédéfini ; elle nécessite un environnement urbain. Cependant, elle n’est pas confinée à cet espace, en raison des médias électroniques et leur capacité à être consultés par tout le monde, comme par le partage de vidéos sur les sites web utilisées pour montrer et comparer des mouvements. C’est le paradoxe entre le local et le global. »

C’est cet élément de réflexion qui différencie le parkour d’autres sports urbains habituels, selon Reuben A. Buford May, professeur associé de sociologie à la Texas A&M University et auteur de Living Through the Hoop.

« Pour de nombreuses populations la distinction urbain vs. Rural favorise sa propre sorte de compétition athlétique. Ici le basket est un moyen pour les jeunes défavorisés et les immigrants d’avancer dans la société, en partie parce qu’il ne nécessite que peu de matériel. »

« Cependant cette activité requiert un degré important de pensées sur l’espace. Pour un pratiquant de parkour il ne s’agit pas simplement d’un mur de briques. On ne conquiert rien du tout, on en devient une partie. Le mouvement est une part de l’individu, s’imprégnant lui-même de la structure de l’obstacle. »

Ceci, nous dit May, pointe la distinction des classes [sociales NdT.] à l‘origine de l’art.

« Les jeunes des classes les plus pauvres pensent juste : « Je joue au basket. ». Mais une personne d’une classe supérieure est plus apte à se voir elle-même comme un élément de son environnement. Si nous regardons le parkour comme la partie d’une culture, il m’apparaît comme étant développé par quelqu’un issu d’un environnement plus stable. Il faut noter que l’influence des arts martiaux n’est pas juste au niveau des mouvements eux-mêmes mais dans la relation corps-esprit. C’est une approche envers le sport qui n’est pas commune aux jeunes des classes inférieures. »

Le parkour est venu en aide à certains de ses pratiquants les aidant à surpasser les difficultés de la vie urbaine ; l’aspect philosophique du parkour est vraiment intériorisé par ces traceurs qui ont lutté au travers d’une enfance difficile tout comme elle l’est par ceux qui ont bénéficié d’une éducation plus aisée.

De manière plus profonde encore, la révolution du parkour renvoie à un besoin primordial pour les enfants d’être imaginatifs et interactifs avec leur environnement lorsqu’ils jouent.

« Dans notre monde actuellement il y a très peu de temps libre pour les enfants et il y a beaucoup trop d’activités programmées comparé à la liberté de les laisser faire ce qu’ils veulent. Les garçons trouvent cette liberté à la sortie de l’adolescence en essayant de sortir d’une série d’environnements et d’opportunités très ennuyeuses. » nous explique Roger Hart du Children’s Environments Research Group de la City University de New-York.

C’étaient des manifestants pour la réforme de la pensée à Manhattan au tournant du 20ème siècle, note Hart, qui ont insisté pour créer des espaces publics où les enfants seraient encouragés à participer à des jeux structurés.

« Il y eut une vrai bataille entre ces enfants qui voulaient jouer sur ces terrains et ceux qui résistaient. »

Les traceurs sont la version actuelle de ces rebelles. « Donc dans un sens il s’agit de loisirs dans les villes bouclant la boucle, avec le retour des enfants dans les rues. Ils choisissent leur propre façon de jouer plutôt que celles que certains leur ont imposé. »

« La culture urbaine », conclut Borer, « repose sur la combinaison entre ce qui est défini et ce qui est créé. Le parkour est une autre activité émergente de la zone urbaine, une adaptation. C’est fascinant. »

« Le monde est notre terrain de jeu »

Si vous avez vu le dernier James Bond, Casino Royale, vous avez vu le cœur de l’action d’un mouvement qui gagne toutes les grandes villes du monde. C’est la course, l’escalade, les coups et les flips réalisés par Sébastien Foucan dans le rôle du méchant Mollaka dans la course poursuite d’ouverture.
Foucan, qui nomme son art free running, le décrit comme « ma propre expression de ce que j’ai fait durant ces 18 dernières années. Mes amis et moi ne faisions que jouer, et nous n’avons jamais cessé de faire ce que nous faisions en tant qu’enfants. C’est devenu un mode de vie. Nous ne l’avons jamais vu comme : « allons créer quelque chose. » Ca s’est développé très naturellement. Comme nous avons mûri, je lui ai donné un nom et une définition. »

L’acteur et danseur de 33ans déclare au Jerusalem Post : « le free running est un art. Il se base sur la liberté. Il n’y a pas de restriction. Il est très influencé par la philosophie asiatique, Bruce Lee m’a beaucoup influencé. Lorsque je fais un film ou une tournée, c’est du show. Mais le point principal est vraiment de se développer soi-même. »

Foucan faisait parti du groupe d’action de haut vol : Yamakasi, le groupe pionnier de la périphérie parisienne qui a attiré l’attention du public en 2001 avec le film du même nom. Depuis les membres d’origine du groupe se sont séparés pour des raisons de différences philosophiques, mais l’art de la gymnastique urbaine s’est diffusé aux jeunes à travers le monde avec la force d’un kong vault.

« C’est incroyable de penser que c’est parti de rien, alors que les gens nous regardaient et pensaient qu’on ne ferait rien de nos vies. Ca a grandi et grandi… et nous n’en avons plus le contrôle. »

Comme de nombreuses autres tendances underground qui viennent à être reconnues, l’art du déplacement est en pleine mutation alors que les industries tentent de tirer profit de cet attrait grandissant.

« Les grosses compagnies ont créé des compétitions mais ce n’est pas là le but. Il s’agit du développement personnel. J’essaie toujours d’être positif et d’encourager les autres à l’être. La tentative de savoir qui est le meilleur est une erreur. »

Foucan prévient également les néophytes de ne pas tenter les mouvements dangereux qu’ils peuvent voir dans des vidéos.

« A chaque fois que je rencontre quelqu’un je fais passer le message. On essaye de faire voir la bonne démarche et la démarche sûre, mais c’est au-dessus de notre contrôle désormais. Lorsque les gosses essaient d’imiter les mouvements difficiles, c’est de la folie. Le free running ce n’est pas faire des sauts pour impressionner les gens… vous devez prendre le temps. »

Foucan nous dit également qu’il y a une mauvaise perception lorsque l’on pense que le free running est juste une poursuite en centre-ville.

« Les gens ne savent pas qu’il ne se limite pas à l’environnement urbain. J’ai pu pratiquer de partout… La philosophie du parkour repose sur la connexion entre votre corps, votre pensée et votre esprit. Le monde est notre terrain de jeu. Et c’est le moment idéal pour ce mouvement. »

C’est également un moment idéal pour Foucan : il a enchaîné Casino Royale par une démonstration de ses talents avec Madonna pendant son Confessions Tour, il vient de finir un autre film, prépare une tournée d’enseignement et travaille sur un livre.

Combien de temps tiendra-t-il ce rythme, et que fera-t-il une fois vieux ?
« Je montrerai aux gens que l’on peut encore bouger » dit-il en riant. « Le free running est comme les arts martiaux en ce sens où il n’y a de fin qu’à votre mort. »


First name: Manuel
Last name: Fernandez
From: Lyon, France



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