Article: When Worlds Collide, 2 novembre 2007
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When Worlds collideTraduction: takeshi le 3 décembre 2007
Autorisation de publication accordée par Chris Rowat (Blane)
Lorsque des Mondes entrent en collision
Les murs de ma chambre ont du voir plus de sang, de sueur et de larmes que les franchises de Saw et Hostel réunies au cours des quatre dernières années.
Dans cette chambre de tortures, qui comporte également un lit, j’ai essayé et testé énormément d’exercices variés, d’appareils, d’angles, de répétitions, de poids et une veste lestée, dans une quête, pour parvenir à trouver la manière ultime de préparer mon corps pour le Parkour. Le problème était de toujours devoir attendre de voir quels effets ces exercices pourraient avoir sur ma capacité à bouger lorsque je sortais m’entraîner sur la technique.
Au travers des discussions et des entraînements avec des traceurs plus expérimentés, testant par moi-même et lisant de nombreux articles sur le sujet, j’ai finalement fixé mon esprit sur la meilleure façon de préparer mon corps au Parkour. Il ne s’agit pas là d’une nouvelle découverte ou un secret dévoilé, étant donné que de nombreuses personnes s’entraînent déjà ainsi et que vous pouvez trouver des détails là-dessus ailleurs, mais cette information semble fragmentée et diffusée au travers d’une douzaine de forums parmi les arguments et les rivalités que l’on y trouve souvent. La raison pour laquelle j’écris ceci est juste de réunir toutes ces informations en une seule et de partager la méthode avec des personnes qui ne la connaissent pas ou bien qui sont trop apeurés pour abandonner leur entraînement actuel et essayer celui-ci (comme je le fus). C’est également pour déclarer que je pense ceci être le meilleur moyen de s’entraîner physiquement pour le Parkour. Ce n’est pas tellement une recommandation pour les nouveaux pratiquants, puisque cela demandera une solide base de force physique pour s’entraîner de la façon suggérée dans ce post. Si vous suivez l’un des conseils de ce post sans un certain entraînement ou conditionnement préalables alors vous courrez le risque de vous blesser et de créer davantage de dommages à long terme.
J’ai reçu beaucoup d’emails par le passé me demandant des conseils pour des entraînements physiques et mêmes des demandes pour créer un plan d’entraînement à suivre sur toute une semaine mais il est quasiment impossible d’aider ces gens sans les rencontrer et sans savoir quel est leur niveau, quelles sont leurs compétences. Cet article devrait tous les aider à progresser physiquement sans qu’ils aient à s’inquiéter et même sans y penser plus que ça. Il devrait, espérons-le, proposer une solution simple et plus adaptée à long terme qu’un plan prédéfini.
Quand j’ai commencé mon entraînement et jusqu’aux environs de 2005, tout le monde au Royaume-Uni continuait d’expérimenter un entraînement physique et sa relation avec les aptitudes techniques du Parkour. Comparé à l’information, aux vidéos, aux articles et conseils disponibles de nos jours, 2003 était effectivement la période sombre du Parkour dans ce pays. Cela a du être encore pire pour des gens comme les
Saiyans qui ont débutés avant moi, aussi j’ai beaucoup de respect pour ces gars qui galéraient et donnaient tout ce qu’ils avaient avec peu d’aide issue des rares infos de France.
La plupart d’entre vous ont déjà entendus parler d’une (ou peut-être même pris part à) Hell Night (nuit d’enfer). C’étaient de vraies luttes physiques en solo ou accompagnées de guerriers et ces sessions d’entraînement ont vraiment développées ma force et mon endurance. Mais elles ont également eu des conséquences négatives, c’est pourquoi j’ai cessé d’y participer. Je gagnais beaucoup en masse, alors que je n’en avais pas vraiment besoin. Bien que je pensais à ce moment que cette prise de volume était une bonne chose et que cela améliorerait mes capacités techniques à long terme, le temps m’a démontré que je n’avais pas besoin de ces muscles supplémentaires, vu que je suis maintenant plus léger que lorsque je suivais le programme d'entraînement de plus de 20 semaines, même bien que plus fort et plus rapide que jamais. Ca ne signifie pas que je regrette d’avoir créé Hell Night – tout le contraire en fait, je pense que j’en avais besoin pour développer et comprendre mon corps, mes limites et plus important me forger une forteresse mentale qui est toujours en moi aujourd’hui quand il s’agit de passer au-delà de la douleur.
Bien que je recommande toujours une sorte de programme hebdomadaire pour les personnes qui débutent leur entraînement et ont besoin de se concentrer sur la réalisation d’une base solide, je pense qu’une approche plus organique (naturelle) est nécessaire plutôt que X sets de Y répétitions de Z exercices.
Etant devenu très planificateur dans le domaine, j’ai eu l’habitude de créer des entraînements hebdomadaires très complexes et variés que je suivais assidûment, dans lesquels je travaillais les jambes un jour, les bras un autre et la technique sur d’autres encore. En utilisant cette méthode, tout était structuré et sous contrôle. Cela avait ses avantages puisque je pouvais suivre ma progression en comptant le nombre de répétitions et de sets, et voir une augmentation graduelle de mes capacités seulement cela engendraient de plus sérieux désavantages. Le problème principal était que si la partie de mon corps était encore endolorie et fatiguée quand venait le jour prévu pour m’y exercer, l’entraînement que je suivais ce jour endommageait mes muscles qui avaient besoin de plus de repos. Je suivais un régime plus adapté à une machine prévisible qu’à un organisme complexe et en perpétuelle évolution.
L’erreur que je commettais était de ne pas écouter mon corps. Je comprends mieux désormais que le corps est très doué pour faire comprendre à notre cerveau son état actuel et nous devrions toujours l’écouter pour réaliser comment nous nous sentons et adapter notre entraînement en conséquence. Si quelque chose nous fais mal ou semble raide alors il a besoin de repos et / ou de temps pour se remettre. Si vous entraînez un muscle fatigué, tout ce que vous gagnerez c’est une blessure, perdant du même coup votre temps et votre énergie.
Le repos est aussi important que le travail dans le Parkour. Trouver le bon équilibre est vital pour votre progression et votre longévité.
L’autre problème avec une approche de l’entraînement aussi stricte et planifiée est que vous finissez par faire le même exercice chaque semaine. Le corps aime être actif et il est doué pour régénérer les muscles lorsqu’ils ont été endommagés, mais lorsque vous travaillez le même muscle à partir du même angle toutes les semaines, les tendons et les joints entourant les muscles commencent à souffrir puisqu’ils ne se reconstituent pas de la même façon que les muscles. C’est pourquoi il est important de vraiment varier vos exercices pour éviter des blessures nées d’utilisations trop intensives telles que les tendinites.
Faire le même exercice chaque semaine serait non seulement épuisant pour votre santé, mais également fatiguant pour votre esprit. Vous devriez régulièrement défier votre corps et votre esprit en gardant des exercices intéressants et spontanés. Si vous le pouvez, entraînez-vous et passez du temps dans de nouveaux environnements, vous commencerez également à noter de nouvelles possibilités techniques, tout ce qu’il faut pour garder votre esprit occupé et votre routine attrayante. Il n’y a rien de pire que de redouter la séance suivante parce que vous savez combien c’était difficile la semaine dernière. Faites quelque chose de nouveau cette semaine, surprenez-vous et improvisez et, tant que vous vous entraînez dur, c’est une façon positive et productive de vous entraîner.
Avant que les nouveaux arrivant dans la discipline ne découvrent les bienfaits d’entraînements de force et d’exercices de conditionnement additionnels pour améliorer leur Parkour, ils ne font que se déplacer en faisant de nouveaux sauts et en cherchant de nouveaux défis. C’est bon pour un temps mais lorsqu’ils atteignent leur premier plateau, la plupart cherchent l’outil pour accélérer le tapis roulant qui les transporte vers le niveau supérieur. Ce tapis roulant théorique avança à un rythme effréné durant les premiers mois d’entraînement, et ils veulent que cela se reproduise lorsqu’ils atteignent le plateau. Lorsqu’ils trouvent l’outil nécessaire (entraînement physique supplémentaire), beaucoup mettent toute leur énergie dans cette nouvelle solution espérant que ça leur amènera la même récompense qu’ils ont obtenu quand ils ont commencé leur entraînement. La vérité est que nous ne progressons jamais aussi vite que nous le faisions lors de ces premiers mois, lorsque nos esprits étaient des éponges et que nous avions plongée tête première dans la piscine du Parkour. Tout comme les enfants qui en apprennent plus au cours des premières années de leur vie qu’ils n’en apprendront lors de leur passage à l’âge adulte, il n’y a pas d’idée préconçue et tout est absorbé.
Mais c’est une information dure à réaliser lors de notre première période de ralentissement et nous désespérons de remettre notre entraînement « sur les rails » - même s’il n’y a là rien de mal et que cette période est tout à fait normale.
Lorsque sont découverts les bienfaits de l’entraînement physique et du conditionnement et que nous commençons à progresser grâce à eux, nous remarquons combien cela affecte notre capacité technique, vu que nous sautons soudainement plus haut, nous nous balançons plus loin et courons plus vite là encore. De nouvelles portes et opportunités s’ouvrent à nous et nous nous mettons de nouveau à progresser plus vite.
Finalement dans cette voie j’ai fait face à une nouvelle difficulté, un obstacle encore bien caché qui s’est avéré difficile pour moi de surmonter jusqu’à récemment. Un obstacle que je ne peux mieux décrire qu’un arbre coloré nommé « F.E.C. » (S.A.C. dans le texte) qui était assis à l’orée d’une vaste et sombre forêt appelée Parkour. Faisant mon chemin vers cette métaphorique forêt (mes premiers mois d’entraînement), venant à bout d’arbres et d’obstacles plus petits sur la route, j’ai soudain fait face à l’imposante forêt elle-même (mon premier plateau). Ma première réaction fut de chercher dans le coin un moyen facile d’accès (de trouver un remède à ce qui ralentissait ma progression) jusqu’à ce que j’arrive devant l’arbre F.E.C. L’arbre de la Force Et du Conditionnement (Strength And Conditioning) offrait un chemin pour s’enfoncer davantage dans la forêt. Il s’agit là d’une belle, saine et attractive façon de progresser davantage dans le Parkour, c’est donc une route évidente à suivre pour la plupart des gens. Mais nous devons retenir que cet arbre reste un obstacle indépendamment de sa beauté.
Il peut être très simple, lorsque nous atteignons la forêt, de rester trop près de l’arbre de la Force Et du Conditionnement car il semble nous offrir tellement. Mais il nous faut retenir la raison pour laquelle nous avons approché la forêt en premier lieu, lorsque nous avons appris son existence. Lorsque vous avez vu ou entendu pour la première fois parler du Parkour, vous n’avez pas pris en compte l’entraînement brutal nécessaire pour vous permettre de tirer le meilleur de vous-même, vous vouliez voler, vous vouliez être libre et être capable de faire toutes ces choses incroyables que ces gens faisaient, que ce soit pour vous ou pour d’autres.
Il m’est arrivé une fois de rester si près de cet arbre que je ne pouvais plus voir la forêt derrière lui. Mon esprit était si préoccupé à l’idée de rendre mon corps plus fort que j’en ai presque perdu de vue le but final, qui était de progresser plus profondément dans la forêt et de développer mes capacités à me mouvoir et à franchir les obstacles présents sur ma route. Mon aptitude technique a quelque peu souffert de ce recul et je ne devenais rien d’autre qu’un gars qui travaillait beaucoup dehors et faisait occasionnellement un Parkour propre – ce n’était pas bon et évidemment ça n’a pas duré. Je devais repenser et ajuster la balance alors que je passais près de 80% de mon temps à travailler le physique et le conditionnement de mon corps, je m’entraînais trop et n’avais plus assez d’énergie pour bosser la technique. Lors de la 20ème semaine de Hell Night peut-être ne passais-je que seulement 20% de mon temps à travailler la technique. J’ai donc cessé Hell Night et j’ai commencé à explorer ce que mon corps pouvait faire en terme de technique et ça m’a pris du temps pour tout synchroniser à nouveau.
Récemment, j’ai durant un temps suivi un entraînement légèrement plus organique dans lequel je travaillais soit le haut soit le bas du corps, suivant quelle partie était prête – et si les deux étaient fatiguées, je travaillais simplement l’équilibre ou des exercices de placement de pieds. J’ai également travaillé la technique de façon régulière mais il me semblait qu’il y avait toujours une différence bien distincte entre les jours d’entraînement physique et ceux de la technique, et qu’ils n’étaient pas suffisamment intégrés.
Mais aujourd’hui mon entraînement a encore changé et il a été simplifié davantage. Mon entraînement physique est directement lié à mon entraînement technique et ce de façon si évidente, je suis surpris qu’il m’ait fallu si longtemps pour souscrire à ses bienfaits.
Mon nouveau régime d’entraînement me permet de progresser plus profondément dans la forêt vers mes objectifs mais avec de profondes leçons ancrées dans mes mains calleuses pour me rappeler de ce que j’ai appris à mes débuts dans le périmètre, grimpant autour de l’arbre F.E.C. pendant si longtemps. Cela m’a appris qu’il me fallait trouver l’équilibre dans mon entraînement.
La méthode dont je parle souligne que le corps devient bon à faire ce qu’il fait. Répétition de mouvements techniques, effectués de façon contrôlée et en étant concentré est le meilleur moyen de devenir meilleur dans ces mouvements techniques, mais en même temps, la répétition de technique est le meilleur moyen de façonner les muscles nécessaires pour une meilleure réalisation de la technique.
Prenons les exemples suivants
- Pour améliorer vos aptitudes dans le Parkour, faire 50 sauts de précision proches de votre distance maximum est plus bénéfique que de faire 50 squats, c’est aussi bien plus difficile et cela ciblera les muscles que vous voulez endurcir.
- Faire 25 sauts de bras suivis d’une planche pour atteindre le sommet à chaque fois est plus bénéfique à votre Parkour que de faire 25 pompes, puis 25 tractions ou dips.
- Répéter beaucoup de lâchés est le meilleur moyen de préparer votre corps et d’améliorer ce mouvement.
- Répéter de nombreux sauts de détente est le meilleur moyen d’habituer et de préparer votre corps à ce mouvement
On pourrait continuer cette liste indéfiniment.
S’exercer à un lâché suivi directement d’une planche est plus bénéfique que de travailler la planche seule. Ajouter un simple complément à un exercice peut permettre à un exercice juste physique de devenir un exercice physique ET technique, puisqu’un lâché suivi d’une planche est quelque chose qui pourrait très bien vous être nécessaire lors d’une situation d’urgence. Il est improbable que vous vous retrouviez un jour pendu à une barre ou à une branche prêt à faire votre planche, il vous faut arriver là par un moyen particulier nous devons donc garder ceci en tête et nous y entraîner.
Si nous nous concentrons sur ce que nous faisons et travaillons vraiment dur sur ces répétitions, s’entraîner physiquement ainsi est à mon avis bien plus bénéfique que de faire de simples exercices corporels. Vous utiliserez plus de groupes musculaires ensemble, vous développerez votre habileté technique, vous vous amuserez plus et serez moins à même d’atteindre un plateau dans votre entraînement grâce à la quasi infinité de changements d’exercices qui vous sont désormais accessibles sans ajout d’équipement nécessaire.
Par le passé j’ai entraînés mes jambes avec des pistols, des squats, des relevés à une jambe, des pointes de pieds pour les mollets et tout un tas d’autres exercices. Cela a sans doute contribuée à ma distance de saut actuelle mais de façon moins efficace que si j’avais ciblé les muscles exacts de la manière dont ils sont utilisés durant l’entraînement au Parkour lui-même. Il aurait été plus efficace de répéter encore et encore les sauts que je veux effectuer.
J’ai essayé les sauts répétés par le passé, avec un succès modéré, mais sans jamais vraiment m’engager à fond ou sans vraiment considérer ceci comme étant durable ou comme un remplacement complet de mon ancien régime basé sur des exercices corporels. Aussi ce mercredi j’ai décidé de ne faire aucun pistol, aucune pointe de pieds ni aucun autre mouvement seul. Je vais simplement faire des sauts répétés. Nous sommes maintenant vendredi et les muscles de mes jambes sont toujours douloureux depuis cette cession. Monter ou descendre des escaliers est un rapide moyen de me rappeler que je me suis casser le cul durant cette cession à travailler sur des muscles spécifiques, qui n’ont jamais autant travailler avant cette fameuse nuit.
Dans l’image ci-dessous j’ai illustré les sauts que j’ai répété.

D’abord j’ai répété le saut sans élan de la ligne rouge 100 fois, 50 fois dans les deux sens. Partir du côté en contrebas jusqu’au mur plus haut est quasiment ma distance de saut maximum.
Puis j’ai répété le saut de la ligne jaune 100 fois, 50 dans les deux sens.
Enfin j’ai répété le saut de la ligne blanche du sol jusqu’au mur le plus haut 50 fois.
Ce type d’entraînement était très rafraîchissant pour moi et il était incroyable de penser que je travaillais mes muscles encore plus durement qu’auparavant et de façon à ce que ce soit également bénéfique pour ma progression technique.
Une autre façon d’appliquer ce concept d’entraînement et voir des résultats immédiats c’est en trouvant une barrière que vous pouvez tout juste atteindre en sautant dessus depuis le sol et de répéter ces sauts chaque semaine. Lorsque vous pourrez sauter par-dessus la barrière, vous aurez progressé et devrez trouver une autre barrière plus haute. Comment peut-on trouver plus simple entraînement que celui-ci pour atteindre son but ? C’est une façon rapide de surveiller vos progressions physiques et techniques sans avoir à attendre ou aller dehors et tester vos nouveaux muscles acquis après un entraînement au gymnase ou après de nombreux pistols. Cela utilise tous les muscles nécessaires pour développer votre capacité en sauts sans élan, sans ajouter de masse inutile.
De plus votre corps ne sait pas ce que signifie mardi, mars ou 15h. Il n’a pas connaissance du système que nous utilisons pour enregistrer et organiser notre temps il est donc contre nature pour lui de stresser les mêmes muscles le lundi, le mercredi et le vendredi à 18h chaque semaine et en attendre les meilleurs résultats. Le corps ne travaille pas de cette façon. Si vous vous crevez vraiment le lundi avec un nouvel exercice alors il se pourrait que cela prenne jusqu’au jeudi pour pleinement récupérer et vous ne devriez pas forcer vos muscles avec davantage d’entraînement s’ils ne sont pas prêts. C’est maintenant mon avis : les entraînements aux planifications trop strictes peuvent être dangereux s’ils sont suivis trop rigoureusement.
Non seulement notre corps n’a pas notion du temps que notre cerveau possède, mais il n’a en plus aucune idée de ce qu’est une pompe ou un poids. Il ne fait que se fatiguer à l’effort et se reconstruit plus fort pour se protéger lui-même en cas d’un nouvel abus. Faire des pistols vous rendra plus fort en pistols… il n’est donc pas surprenant que faire des sauts de précisions vous rendra meilleur et plus à même de résister aux sauts de précision.
Désormais je stoppe complètement les exercices conventionnels pour faire le test. Plus de sets ou de répétitions de pompes, de tractions, de pistols, de levers de jambes etc. Juste des répétitions de mouvements basiques qui utilisent exactement les mêmes muscles utilisés lors des exercices mentionnés, mais de manière à en faire bénéficier directement ma technique. Bien sûr, mes planches peuvent devenir meilleures en faisant des pompes et des tractions, mais pas aussi bonnes qu’en faisant directement des planches. Ce principe sera appliqué à tous mes exercices et toutes mes techniques. J’utiliserai toujours ces mouvements lors des échauffements vu qu’ils sont simples, rapides et moins stressant pour mon corps qu’aucune autre technique, mais l’accent sera mis sur beaucoup plus de répétitions de mouvements techniques.
Cette méthode fut émise par Stéphane Vigroux dans « Le Singe est de retour » mais bien que l’ayant vu tellement de fois, il ne m’étais jamais réellement apparu combien cette méthode était employée et une vraie réussite pour lui. Je sais par d’autres sources que c’est un moyen très populaire de s’entraîner à Lisses et c’est la méthode que David Belle a enseigné aux autres personnes venues s’entraîner avec lui.
Je ne suis pas complètement contre les exercices traditionnels qui m’ont conduits si loin dans le Parkour, ils ont certainement leur utilité dans la constitution de la force, de l’endurance et de la vitesse. Je vois aussi totalement les bienfaits de certains exercices comme la quadrupédie, la planche et l’escalade. Je cherche juste à exclure les exercices singuliers, plus isolés qui rendent très difficile le fait de voir s’ils aident réellement ou au contraire entravent votre progression.
C’est à ce moment de mon entraînement que
JE ressens le besoin de relier ce qui était pour moi deux mondes en contradiction.
J’ai besoin de cet amalgame entre entraînement physique et technique pour en retirer les bénéfices nécessaires à mes buts ultimes.
Je pense que cette méthode d’entraînement pourrait apporter ses bienfaits à de nombreuses autres personnes qui cherchent encore le meilleur moyen de s’entraîner pour le Parkour, j’ai donc voulu apporter toutes ces idées en un seul et même lieu. Lisez si cela vous plaît, prenez-en ce que vous voulez et jetez tout ce qui à votre sens ne marchera pas pour vous. Bonne chance et n’hésitez pas à laisser vos avis ici !
Voici quelques citations soutenant les concepts et méthodes mentionnées dans ce post :
Stéphane Vigroux : « Il y a un saut ici. Mais si tu le répètes beaucoup, beaucoup de fois, tu travailles physiquement ».
Stéphane Vigroux : « Quand je m’entraîne tous les jours, la première chose que je fais c’est un petit check-up de moi-même, et de mon corps, bon ok aujourd’hui, comment je me sens ? D’abord quel est mon état d’esprit ? Suis-je paresseux ou non ? Comment vont mes jambes ? Mes bras ? Et quand j’ai tout vérifié, je planifie, non pas l’entraînement, je planifie juste la façon dont je vais m’entraîner. Je veux dire plus d’exercices de jambe aujourd’hui ou plus d’exercices de bras et je défini si je vais m’entraîner physiquement ou plus techniquement. »
Thomas Des Bois : « Méfiez-vous des programmes d’entraînements trop rigides, ils peuvent vous amener à vous blesser si vous vous entraîner trop. Je préfère “écouter” mon corps et voir ce que je peux travailler à ce moment. Si mes bras me semblent fatigués, je ne vais pas travailler sur eux. De cette manière, je peux éviter les blessures à long terme. »
Je posterai de nouveau avec mes découvertes dans cette méthode d’entraînement quand je l’aurai pleinement explorée et suffisamment testée. Vous aurez peut–être également noté que j’ai fait quelques changements sur mon blog, j’ai pensé que je devrais faire un peu le ménage pour célébrer son premier anniversaire, cela fait exactement un an depuis mon premier post.
Blane
Source :
When worlds collide